logo citesLa COP 18 s'attaque à l’aquariophilie marine
Lors de la Conférence des Parties de la CITES (Convention de Washington) qui s'est déroulée du 23 mai au 3 juin au Sri Lanka, l'Union européenne, la Suisse et les États-Unis ont proposé de lancer une étude dont le but est de réduire l'impact de la capture des poissons marins sur les écosystèmes et d'étudier l’industrie des aquariums.

Cette proposition a été acceptée le 19 août, lors de la 18è session de la Conférence des Parties qui se déroule actuellement à Genève (17 au 28 août 2019).

Cette décision est, bien entendu, saluée par les extrémistes de la protection animale comme étant une "décision fondamentale sur le long terme"

Nous reproduisons, ci-dessous, la question concernant la gestion de la conservation et du commerce des poissons marins environnementaux soumise à la Conférence des Parties qui s'est déroulée au Sri Lanka du 23 mai au 3 juin 2019 ainsi que l'intervention de Dominic Whitmee, présent à la COP18, Directeur exécutif d'European Pet Organisation.

La proposition est consultable dans sa version originale en cliquant ici


Dix-huitième réunion de la Conférence des Parties à Colombo (Sri Lanka)

23 mai-3 juin 2019

Questions spécifiques aux espèces

GESTION DE LA CONSERVATION ET DU COMMERCE DES POISSONS MARINS ORNEMENTAUX

1/ Ce document a été soumis par l'Union européenne, la Suisse et les États-Unis d'Amérique.

Vue d’ensemble

2/ Les poissons d’ornement marins sont des poissons de récifs coralliens et vivent au milieu des récifs coralliens ou en relation étroite avec ceux-ci. Ils vivent dans les océans tropicaux et subtropicaux de l'Atlantique Ouest et de l'Indo-Pacifique, situés généralement entre les latitudes 30 ° N et 30 ° S (NOAA, 2017 : https://oceanservice.noaa.gov/education/kits/corals/media/supp_coral05a .htm).

3/ Les poissons d'aquarium marins sont capturés pour être exposés dans des aquariums publics ou privés, dont il en existe respectivement environ 1000 (ConsultEcon, 2008) et au moins 2 millions. (Wabnitz et al., 2003).

4/ Selon des études récentes, le nombre d'espèces commercialisées aurait augmenté : il serait passé d'environ 1 000 espèces en 2001 (Wood, 2001) à 1 471 en 2004/05 ( Rhyne et al., 2012) sur 2 300 espèces actuellement (Rhyne et al., 2017). Ce chiffre repose principalement sur des données d'importation aux États-Unis.

5/ Le volume des échanges de poissons d'ornement marins a connu une forte croissance ces deux dernières décennies. Au tournant du siècle, les chiffres relatifs aux échanges indiquent qu'entre 24 et 27 millions de poissons d'ornement marins font l'objet d'un commerce mondial annuel (Wabnitz et al., 2003, Wood, 2001), alors qu'une étude récente estimait à 1,5 milliard le nombre de poissons d'ornement faisant maintenant l'objet d'un commerce mondial annuel (Stevens et al., 2017). Considérant que le commerce des poissons d'ornement marins représente 10% de l'ensemble du commerce des poissons d'ornement (marins et d'eau douce) (Biondo, 2017, Monticini, 2010, Bartley, 2005, Wabnitz et al., 2003), il en résulterait qu’environ 150 millions de poissons marins d'ornement sont annuellement commercialisés.

6/ Ces chiffres ne tiennent pas compte des millions de poissons morts ou mis au rebut qui ne parviennent pas à leur destination finale (Militz et al., 2018). Le taux de mortalité dans la chaîne d'approvisionnement est une préoccupation majeure de ce commerce international (Stevens et al., 2017, Thornhill, 2012, Vagelli, 2011, Wabnitz et al., 2003).

7/ Le commerce des poissons d'ornement marins a commencé à Sri Lanka dans les années 1930 en tant que passe-temps artisanal. Il s'est ensuite étendu à Hawaii et aux Philippines dans les années 1950 (Bruckner 2005). Aujourd'hui, au moins 45 pays commercialisent des poissons d'ornement marins dans le monde et des écosystèmes récifaux entiers font l’objet d’un commerce (Rhyne et al., 2017, Wabnitz et al. 2003), les États-Unis d'Amérique, l'Union européenne (UE) et le Japon étant les principaux importateurs (Biondo, 2017, Rhyne et al., 2017, 2012, Wabnitz et al., 2003). Il n’existe pratiquement pas de données sur les exportations vers l’Asie, l’Asie australe, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud et l’Afrique.

8/ Il n'existe actuellement aucun mécanisme juridique international réglementant spécifiquement le commerce international des poissons de récifs coralliens qui ne figurent pas dans les annexes CITES. Hippocampus spp., Holacanthus clarionensis et Cheilinus undulatus sont inscrits à l’Annexe II de la CITES.

9/ Le commerce des poissons d’ornement marins cible une variété d’espèces allant des coraux et roches vivantes pour aquariums et décorations pour la maison, par exemple, aux grands prédateurs (requins, par exemple), ce qui suscite des craintes de surexploitation (Dee et al., 2014) .

10/ L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l'Association mondiale des zoos et aquariums (WAZA) affirment que seules 25 espèces de poissons d'ornement marins sont élevées en captivité (Penning et al., 2009, Bartley, 2005). Une liste de poissons d'ornement marins élevés en captivité publiée par la Marine Breeders Association (MBA) a répertorié 15 espèces en 2013, 29 espèces en 2015 et 27 en 2016, qui sont facilement disponibles aux États-Unis (Sweet, 2016a, b). Du point de vue des amateurs ou des chercheurs, il existe entre 100 et 330 espèces de poissons d’ornement marins élevés en captivité. Parmi celles-ci, environ 30 à 35 espèces sont également en production commerciale, bien qu'à relativement petite échelle aux États-Unis (Sweet, 2016a, Fotedar et Phillips, 2011).

11/ La surveillance du commerce, dans le passé, par des systèmes de certification tels que le Conseil des aquariums marins (MAC), qui visait à encourager une pêche responsable et durable, ou la collecte volontaire d'informations dans une base de données dans le cadre de la base de données Global Marine Aquarium (GMAD), a échoué puis cessé - en 2008 (GuideStar, 2014) et 2003 (Green, 2003) respectivement.

12/ Aux États-Unis, la base de données du système d'information de gestion de l'application de la loi (LEMIS) (LEMIS, 2009) ainsi que le système de contrôle du commerce et des experts de l'UE (TRACES) (TRACES, 2004), enregistre le commerce des espèces non inscrites à la CITES de manière large mais avec peu d’informations spécifiques sur la diversité et le volume des espèces commercialisées (Biondo, 2018, 2017, Rhyne et al., 2017, 2012).

Conséquences pour la conservation

13/ Les complications du commerce mondial des poissons d'ornement marins sont largement reconnues (PNUE-WCMC, 2008). Le manque de données commerciales est un thème récurrent. Seules quelques études (Biondo, 2018, 2017, Rhyne et al., 2012, Smith et al., 2009, 2008, Wabnitz et al., 2003) ont tenté de quantifier le mouvement des poissons d'aquarium non-inscrits à la CITES. Il existe des initiatives telles que www.aquariumtradedata.org qui ont fourni des outils pour suivre le commerce des poissons d'ornement.

14/ Pour beaucoup d'espèces de poissons d'ornement marins, il manque des données empiriques sur l'état de la population. Près de 50% des poissons de récifs coralliens sont répertoriés dans les catégories « Non évalué » et « Données insuffisantes » de la Liste rouge de l'UICN (Biondo, 2018), ce qui indique qu'aucune évaluation du risque d'extinction n'a été réalisée. « Tant qu’une évaluation n’a pas été faite, les taxons énumérés dans ces catégories ne devraient pas être traités comme s’ils n’étaient pas menacés. Il peut être approprié (en particulier pour les formes à données insuffisantes) de leur accorder le même degré d'attention que les taxons menacés, au moins jusqu'à ce que leur statut puisse être évalué ». (Préambule UICN, Liste rouge, 2018).

15/ La biologie de la reproduction de nombreux les espèces sont mal connues et les effets du commerce international peuvent varier en fonction de la stratégie de reproduction employée par ces espèces.

16/ Le commerce international des poissons d'ornement marins vaut pour plus de 1,5 milliard de dollars US. Le produit comprend les produits non exportés, les salaires, les recettes des ventes au détail et les matériaux associés (Biondo, 2017, Bartley, 2005). Certaines espèces se vendent jusqu'à 20 000 US $ par spécimen (Rhyne et al. 2012).

Recommandations

17/ La Suisse estime qu'il est justifié d'examiner les conséquences pour la conservation du commerce des poissons d'ornement marins. Nous recommandons donc la tenue d’un atelier pour examiner les questions biologiques et de mise en œuvre liées à ce commerce. Nous pensons que l’atelier devrait aboutir à un rapport qui éclairerait les recommandations du Comité permanent des animaux et du Comité des animaux à la Conférence des Parties à la CdP19. Par conséquent, la Suisse recommande l'adoption des décisions suivantes :

Directives au Secrétariat

Le Secrétariat, sous réserve des fonds disponibles,

a) convoque un atelier technique pour examiner les priorités en matière de conservation et les besoins de gestion liés au commerce des poissons d'ornement marins dans le monde entier, en accordant une attention particulière aux données des pays importateurs (consommateurs) et des pays exportateurs ;

b) le Secrétariat invite les membres du Comité pour les animaux et le Comité permanent, des représentants des États de l'aire de répartition, des pays exportateurs et des pays importateurs (consommateurs) et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales compétentes à participer à cet atelier qui se tiendra dans les 12 mois de la conclusion de la dix-neuvième réunion de la Conférence des Parties ;

c) le Secrétariat passera des contrats avec des experts techniques compétents pour préparer des documents sur la conservation, la conservation et la gestion des échanges commerciaux, la mise en application et la biologie des poissons d'ornement marins, et invitera les participants à les soumettre

Les conclusions et recommandations de cet atelier devraient être préparées par le Secrétariat à l'intention du Comité pour les animaux et du Comité permanent.

Directives au Comité pour les animaux

Le Comité pour les animaux examinera les résultats de cet atelier et formulera ses propres recommandations à la 19e session de la Conférence des Parties.

Directives au Comité permanent

Le Comité permanent examine les recommandations du Comité pour les animaux et en fait les recommandations à la 19e session de la Conférence des Parties.

Directives auxs Parties, organisations non gouvernementales, commerçants et donateurs

Les parties et les non-parties, les organisations intergouvernementales, les organisations non gouvernementales, les commerçants et les donateurs sont encouragés à fournir un financement au Secrétariat pour cet atelier technique.

OBSERVATIONS DU SECRÉTARIAT

A. Ce document souligne la nécessité d’évaluer les effets du commerce international des poissons d’ornement marins vivants sur la conservation. Il note également que la majeure partie de ce commerce concerne des espèces qui ne figurent pas dans les annexes CITES.

B. Le Secrétariat reconnaît que, compte tenu de l'intensification du commerce international de poissons d'ornement marins vivants et sauvages, provenant de sources sauvages, et de lacunes dans la réglementation, certaines espèces risquent d'être surexploitées à des fins de prospérité du commerce international.

C. Comme l'ont reconnu les auteurs au paragraphe 8, la majorité des espèces de poissons d'ornement marins faisant l'objet d'un commerce international ne sont pas inscrites aux annexes CITES. Les organes directeurs de la CITES ont la responsabilité des espèces inscrites aux annexes de la CITES et se concentrent sur celles-ci. Le Secrétariat recommande donc la prudence lors de la proposition de travaux supplémentaires sur les espèces non inscrites à la CITES, en particulier lorsque cela pourrait concerner des centaines, voire des milliers d'espèces, et nécessiter des ressources importantes, comme ce serait le cas pour les travaux proposés dans le présent document.

D. Le document n'inclut pas d'estimation des coûts pour la mise en œuvre des projets de décisions au paragraphe 17, mais le Secrétariat estime que la réunion internationale proposée pourrait coûter entre 150 000 et 200 000 USD et que la recherche et la production proposées de documents de réunion pourraient coûter entre 70 000 et 100 000 USD.

E. Si les Parties devaient adopter les projets de décisions suggérés au paragraphe 17, le Secrétariat estime qu'il ne serait pas nécessaire que le Comité permanent examine les résultats de l'atelier proposé, rappelant qu’il examine les questions de réglementation et de conformité liées aux espèces inscrites. En outre, et s’appuyant sur l’expérience acquise dans la mise en œuvre de la décision 17.260 sur le poisson cardinal de Banggai (voir document CoP18 Doc.82), le Secrétariat note que les informations communiquées par les parties prenantes du secteur de la pêche et le secteur de l’aquariophilie (importateurs, grossistes, exportateurs, détaillants) peuvent être cruciales et suggérerait donc de les inclure dans l’atelier proposé. Le Secrétariat suggère donc de modifier comme suit les projets de décision proposés au paragraphe 17 :

PROJETS DE DÉCISIONS
(ndlr : nouveau texte proposé)

Directives au secrétariat

18. AA Le Secrétariat, sous réserve de financements externes doit :

a) convoquer un atelier technique pour examiner les priorités de conservation et les besoins de gestion liés au commerce des poissons d'ornement marins dans le monde entier, en mettant un accent particulier sur les données des pays importateurs et exportateurs ;

b) inviter le Comité pour les animaux, les représentants des États de l'aire de répartition, des pays exportateurs et des pays importateurs, ainsi que les acteurs de la pêche, les représentants de l'industrie et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales compétentes à participer à cet atelier ;

c) engager des experts techniques compétents pour préparer les documents d’atelier sur la biologie des poissons d’ornement marins ; état de conservation ; commerce et gestion ; réglementations commerciales applicables ; et mise en application et invite les participants à l'atelier à soumettre les informations pertinentes et l'expertise utiles à l’atelier ; et

d) soumettre les conclusions et recommandations de cet atelier au Comité pour les animaux.

Directives au Comité pour les animaux

18.BB. Le Comité pour les animaux examinera les résultats de cet atelier et formulera ses propres recommandations à la 19e session de la Conférence des Parties.

Directives aux parties, organisations, commerce

18.CC. Les Parties, les organisations intergouvernementales, les organisations non gouvernementales, les entreprises privées et les autres donateurs sont encouragés à fournir un financement au Secrétariat pour la mise en œuvre de la décision 18.AA.

 

Références

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%2520Topics&usg=AFQjCNHFtyNyaPclZ3FJb8LQTHcCC_xIcg&sig2=hPQXoB0M96p_S0cW0kw7FA&bvm=bv.12427 2578,d.d2s&cad=rja

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Les désignations géographiques utilisées dans le présent document n'impliquent l'expression d'aucun avis de la part du Secrétariat CITES (ou du Programme des Nations Unies pour l'environnement) concernant le statut juridique d'un pays, territoire ou région, ou quant à la délimitation de son territoire, frontières ou limites. La responsabilité du contenu du document incombe exclusivement à son auteur.


Intervention de Dominic Whitmee, présent à la COP18, Directeur exécutif d'European Pet Organisation

Cette intervention bénéficie du soutien d'Ornamental Fish International, du Conseil consultatif mixte de l'industrie des animaux de compagnie (PIJAC) et d'IWMC.

Nous nous associons à d’autres pour envoyer nos condoléances à Sri Lanka et remercier le secrétariat pour tous les efforts qu’ils ont déployés pour réorganiser à la dernière minute cette conférence des parties (ndlr : suite au décès de l'un des organisateurs).

En tant qu’industrie, nous soutenons un commerce durable et légal. Malheureusement, toutefois, nous ne pensons pas que le document 94 représente une vision équilibrée du commerce des poissons d’ornement marins ou de l’impact de ce commerce sur les populations sauvages, sans référence aux publications clés ou aux données de l’industrie. Lors de l'examen de cette question, il est important que toutes les preuves soient pleinement examinées et qu'elles soient fiables, vérifiées, quantitatives et, dans la mesure du possible, officiellement vérifiées.

Un engagement complet est nécessaire avec tous les acteurs concernés, y compris le commerce et l'industrie, les autres organismes internationaux compétents tels que la FAO, l'UICN, le WCMC, les zoos et aquariums publics, les institutions scientifiques et de recherche et les universités, ainsi que les régulateurs et les responsables des principaux États de l'aire de répartition.

Il est particulièrement important que les experts techniques engagés pour préparer les documents d'atelier soient indépendants et impartiaux et qu'ils collaborent avec l'industrie et d'autres acteurs pour élaborer tous les documents. Sur cette base, nous appuyons la proposition faite par la FAO dans Inf. Doc. 69 comme une contribution précieuse et nécessaire à tout travail dans ce domaine.

La proposition actuelle d'atelier est beaucoup trop ouverte et il est difficile de comprendre quels résultats pourraient en découler. La portée de tout atelier doit être claire quant à ses objectifs et équilibrée dans ses considérations. Les termes de référence de l'atelier proposé doivent être explicitement identifiés afin de garantir le tableau complet et exhaustif nécessaire pour appuyer toute décision future.

Les questions identifiées dans le Document 12 et Inf.Doc.8 soulèvent également des questions très pertinentes pour les considérations de l'atelier proposé et nous pensons qu'il serait très utile d'examiner les questions soulevées par ces deux documents dans tout atelier, en particulier l'examen proposé. veiller à ce que les propositions émanant de l'atelier n'exacerbent pas les problèmes existants.

Nous aimerions participer à tout travail à venir.


 Traduction J.J. Lorrin (et Google !)