OutremerEspèces exotiques envahissantes dans les Outre-mer
Malgré ce qui nous avait été dit lors de notre dernière réunion, le bureau des espèces exotiques envahissantes (EEE) du ministère de la transition écologique et solidaire (MTES) a « omis » de nous présenter les projets de listes concernant les Outre-mer.

 Les espèces exotiques envahissantes sont reconnues comme étant la troisième cause d'atteinte à la biodiversité. Notre but n'est pas d'agir au nom de l'aquariophilie pour les protéger absolument mais d'essayer de minimiser, dans les limites du raisonnable, leur inscription sur les listes EEE.

Nous sommes intervenus dès que nous avons eu connaissance des projets de listes par l'intermédiaire de certaines association locales.

Pour Mayotte et la Guyane il était malheureusement trop tard ; les textes étaient prêts à être signés.

Pour la Réunion, une association locale, non fédérée, avait décidé d'agir seule. Lorsqu'elle nous a enfin contacté il était malheureusement trop tard et le tribu à payer est très lourd pour les aquariophiles réunionnais : de très nombreuses famille seront interdites de détention : Characidae, Osphronemidae, Poeciliidae (sauf 3 espèces) Gasteropelicidae, Lebiasinidae ... au total, près d'une vingtaine de familles et quelques espèces complémentaires sont ainsi mentionnées dans l'arrêté.

Fort heureusement, nous avons eu la possibilité d'intervenir au niveau de la Guadeloupe et de la Martinique en demandant le retrait de certaines espèces des listes projetées, notamment des Poeciliidae et les formes d'élevage de Danio rerio. Notre demande a été prise en compte et ces espèces ont été retirées. Pour ces deux département d'Outre-mer, la liste des espèces classées EEE n'est pas très pénalisante pour l'aquariophilie. Certes on y retrouve tous les loricariidae mais surtout des espèces imposantes qui ne sont maintenues que par des aquariophiles très spécialisées (Oreochomis aureus, Parachromis managuensis, Clarias batrachus ...) ainsi que des espèces d'eaux plus tempérées qui, d'ailleurs, n'ont que très peu de chance de s'acclimater aux eaux de ces deux îles.

 Nous rappelons l'importance d'agir très rapidement et, en tout état de cause avant que les textes ne soient prêts à être signés. Une fois promulgués, il est en effet très très difficile de les faire modifier.