
FédéAqua, sous la plume de Philippe Ancelot, son Président, a fait part de ses commentaires quant au projet de modification de l'arrêté du 8 octobre 2018 fixant les règles générales de détention d’animaux d’espèces non domestiques
Avis défavorable
La nécessité de réaliser une mise à jour de l’arrêté du 8 octobre 2018 n’est dictée que par la loi du 30 novembre 2021 sur la maltraitance animale.
Cette loi qui a été initiée par les associations dites de « protection des animaux » n’a fait l’objet d’aucune étude d’impact. Les différents professionnels, les associations qui sont au contact des animaux de façon journalière n’ont pas été consultés. Il en ressort que les premières applications de cette loi sont des fiascos.
Pour exemple, la disparition de plusieurs espèces rares qui étaient maintenues par une poignée d’éleveurs amateurs et qui ont été contraints d’abandonner leur élevage. Que dire du Delphinarium d’Antibes, les orques qui se trouvaient dans des conditions satisfaisantes pour des animaux d’élevage se retrouvent maintenant sans domicile fixe. Qui va payer leur entretien puisque qu’aucune structure étrangère n’en veut. Leur bassin était l’un des plus grand au monde et même si une structure les prenait, ils se retrouveraient dans des conditions moins bonnes que celle de maintenant.
Il est aussi bon de rappeler que les associations animalistes que l’on appelle à tort « Associations de protection des animaux » ont à leur palmarès le fiasco de Pont Scorff. Il semble utile de rappeler que cette structure a tué des centaines d’animaux quand elles en avaient la charge.
Avant donc de poursuivre cette quête destructrice qu’appelle cette loi. Il est opportun de se poser la question de la réalisation d’une étude d’impact mûrement réfléchie et en concertation avec les personnes compétentes.
La mise à jour de l’arrêté du 18 octobre 2018 me semble plus que prématurée au regard des premiers retours des actions lancées depuis la publication de la loi.


