
La fédération Française d’Aquariophilie et ProNatura France ont interpellé les ministres de la Transition écologique et, du travail ainsi que « France compétences » sur un problème qui touche de nombreuses personnes du secteur animalier : l’accès aux formations liées aux certificats de capacité.
Pour vendre, transporter, héberger ou présenter au public des espèces non domestiques (poissons, reptiles, etc.), la loi impose de détenir un certificat de capacité.
Ce document, délivré par l’administration, prouve que le titulaire possède les connaissances nécessaires pour assurer le bien-être et la sécurité des animaux, ainsi que le respect des règles en vigueur.
Autrement dit, pas de certificat, pas d’activité légale.
Des formations indispensables mais mal reconnues
Problème : les formations qui préparent à ces certificats ne sont pas reconnues officiellement par l’État. Elles ne figurent pas dans le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP), la liste officielle des diplômes et titres validés en France.
Conséquences directes :
• elles ne peuvent pas être financées par le Compte Personnel de Formation (CPF),
• elles restent très coûteuses pour les candidats, y compris dans le cadre des extensions,
• et beaucoup de structures peinent à trouver du personnel qualifié.
Cette situation crée une véritable injustice : seuls ceux qui ont les moyens peuvent se former, alors que le secteur a besoin de compétences spécifiques et rigoureuses.
Un frein pour tout le secteur
Aquariums, animaleries, éleveurs, etc. : tous ces acteurs sont concernés. Sans personnel qualifié, difficile d’assurer le bon fonctionnement des structures et la qualité de l’accueil réservé aux animaux.
En résumé, on exige des certificats de capacité, mais on ne reconnaît pas les formations qui y préparent. Une incohérence qui freine à la fois la professionnalisation, l’accès à l’emploi et la transmission du savoir-faire.
Une solution
Face à cette situation, FédéAqua et ProNatura France appellent à ouvrir une concertation nationale. L’idée serait de réunir :
• les ministères concernés,
• la Commission consultative pour la faune sauvage captive,
• l’organisme France Compétences,
• les professionnels du secteur et les organismes de formation.
L’objectif ? Créer des référentiels clairs pour que ces formations puissent enfin être inscrites au RNCP. Cela les rendrait éligibles au CPF, donc plus accessibles, et garantirait un meilleur niveau de compétence pour tous les acteurs du domaine.
Un enjeu commun : bien-être animal et emploi
Derrière cette demande se cache un enjeu essentiel : permettre à tous ceux qui travaillent avec les animaux de le faire dans les meilleures conditions, en alliant passion, compétence et responsabilité.
Reconnaître ces formations, c’est aussi soutenir les métiers du vivant, assurer le bien-être des animaux et donner un vrai coup de pouce à l’emploi dans un secteur où la motivation ne manque pas, mais où la reconnaissance fait encore défaut.


