Drapeau UE danger

Le projet européen intitulé « Reframing the Exotic Pet Trade in Europe », financé par la Direction générale de l’Environnement de la Commission UE est officiellement présenté comme une étude relevant des sciences comportementales visant à mieux comprendre la perception des animaux dits « exotiques ».

Toutefois, les orientations exprimées dans le cadre des travaux et des échanges engagés autour de ce projet révèlent progressivement une ambition beaucoup plus large : organiser à moyen et long terme la disparition progressive des animaux non domestiques des foyers européens.

C'est inacceptable

 


Avec le concours de ProNaturA France, nous avons donc décidé d’attirer l’attention de l’ensemble des acteurs économiques, associatifs et professionnels (*) concernés par les animaux de compagnie non domestiques sur l’évolution particulièrement préoccupante de ces travaux actuellement soutenus au niveau européen.

Cette dynamique ne concerne plus uniquement certaines espèces sensibles ou dangereuses. Elle tend désormais à englober l’ensemble des filières liées :

  • à l’aquariophilie ;
  • à la terrariophilie ;
  • aux oiseaux d’ornement ;
  • aux petits mammifères ;
  • aux NAC ;
  • ainsi qu’à de nombreuses formes d’élevage responsable historiquement intégrées dans les sociétés européennes.

Les méthodes utilisées dans le cadre de ce projet reposent largement sur les techniques de modification comportementale (« nudging ») et les outils de psychologie sociale visant à transformer progressivement les perceptions du public afin de rendre acceptables de futures restrictions généralisées.

Les amalgames entretenus entre :

  • trafics illégaux et activités réglementées ;
  • élevage responsable et commerce criminel ;
  • espèces dangereuses et espèces maintenues depuis des décennies en captivité ;
  • détention illégale et pratiques familiales encadrées ;

participent à la construction d’une représentation anxiogène globale de l’ensemble des filières.

Dans cette logique, poissons d’aquarium, reptiles, oiseaux, petits mammifères, amphibiens ou invertébrés sont progressivement regroupés sous une même catégorie politique et médiatique destinée à justifier des limitations croissantes.

Les conséquences potentielles pour les acteurs économiques européens sont considérables.

Les filières concernées représentent aujourd’hui :

  • plusieurs dizaines de milliards d’euros d’activité ;
  • des millions d’emplois directs et indirects ;
  • des milliers d’entreprises et commerces spécialisés ;
  • des réseaux de distribution implantés sur l’ensemble du territoire européen ;
  • des activités artisanales et techniques à forte valeur ajoutée ;
  • des programmes de conservation ex situ ;
  • des actions éducatives, scientifiques et pédagogiques majeures.

Les conséquences potentielles d’une politique de restriction généralisée pourraient inclure :

  • la fermeture de nombreux commerces spécialisés ;
  • la fragilisation des jardineries disposant de rayons animalerie ;
  • la perte de marchés entiers pour les fabricants de matériels, d’aliments et de produits spécialisés ;
  • la disparition progressive de compétences professionnelles rares ;
  • la déstabilisation des réseaux vétérinaires NAC ;
  • l’affaiblissement des programmes de reproduction conservatoire ;
  • une réduction majeure des activités éducatives liées à la biodiversité et au vivant.

Face à cette évolution, FédéAqua considère indispensable que l’ensemble des acteurs concernés prennent pleinement conscience des enjeux en cours.

Il apparaît désormais nécessaire :

  • d’engager une veille active sur les initiatives européennes touchant aux animaux non domestiques ;
  • de renforcer les échanges entre fédérations, entreprises et organisations professionnelles ;
  • de produire des données scientifiques, économiques et sociales solides ;
  • de défendre publiquement les pratiques responsables et réglementées ;
  • de lutter contre les amalgames et les représentations caricaturales ;
  • d’organiser une réponse collective à l’échelle européenne.

Au-delà des sensibilités propres à chaque filière, les enjeux actuels concernent désormais l’ensemble des acteurs liés aux animaux de compagnie et aux animaux non domestiques.

FédéAqua appelle donc à une mobilisation coordonnée, responsable et constructive afin de défendre :

  • une approche scientifique et proportionnée ;
  • le respect des acteurs responsables ;
  • la diversité des pratiques d’élevage encadrées ;
  • les équilibres économiques des filières européennes ;
  • la transmission des connaissances naturalistes et aquariophiles ;
  • ainsi qu’une vision équilibrée de la relation entre l’homme et le vivant.

Une absence de réaction collective aujourd’hui pourrait conduire, à moyen terme, à des évolutions réglementaires majeures affectant durablement l’ensemble des secteurs concernés.

FédéAqua reste disponible pour engager un dialogue constructif avec l’ensemble des organisations professionnelles, fédérations, entreprises et institutions souhaitant participer à cette réflexion et à cette mobilisation.

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(*) À destination des :

  • fédérations professionnelles ;
  • associations spécialisées ;
  • syndicats professionnels ;
  • entreprises de la filière animale ;
  • fabricants d’aliments, matériels et produits spécialisés ;
  • marques et enseignes du secteur NAC ;
  • jardineries disposant de rayons animalerie ;
  • distributeurs spécialisés ;
  • vétérinaires et organisations vétérinaires ;
  • éleveurs et structures de conservation ;
  • organismes de formation et acteurs éducatifs.

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