
Suite à nos demandes nous avons été reçus par les ministères de l'Ecologie et de l’Agriculture.
La “liste positive”qui nous préoccupe fortement est inscrite dans la loi de 2021 ; le Premier ministre s’est engagé à la mettre en place.
Cette obligation légale ne peut plus être évitée mais cette loi a été adoptée dans un contexte particulier car seules certaines associations ont été consultées sans prise en compte des millions de passionnés qui pratiquent l’aquariophilie, l’aviculture, la terrariophilie ou toute autre forme d'élevage d’agrément.
Cette future liste positive va concerner les animaux dits non domestiques or ce sont les animaux définis par un arrêté vieux de vingt ans, qui définit les espèces domestiques / non domestiques.
Cet arrêté n’a jamais été révisé, ne reflète plus les pratiques actuelles, ignore les avancées scientifiques, classe automatiquement comme “non domestique” toute espèce absente de sa liste figée.
Construire une liste positive sur cette base serait une aberration totale.
La révision cohérente avec les données scientifiques actuelles de l’arrêté du 11 août 2006 est pour nous un préalable incontournable à la mise en place de la future liste positive.
Nous rappelons que l’aquariophilie constitue la 3ᵉ pratique animale en France, derrière les chiens et les chats, et concerne environ 2,2 millions de foyers. Elle fait vivre un écosystème économique composé de centaines d’entreprises spécialisées dans les équipements, accessoires, aliments, produits de soins et services dédiés à l’aquariophilie.
Cette filière représente donc un secteur économique à part entière, avec des enjeux significatifs tant en matière d’activité économique que d’emplois.
La pratique de l’aquariophilie n’est pas neutre non plus en matière d’éducation et de lien social ….
Nous comptons bien la défendre et nous avons besoin de TOUS les aquariophiles et de TOUTES leurs associations.
De plus, la loi de 2021 a fait obligation au gouvernement de définir l’élevage d’agrément mais a totalement ignoré l’élevage conservatoire pourtant largement pratiqué par de nombreux passionnés. Nos interlocuteurs ont, semble t-il, découvert, ce volet de notre activité.
Nous maintenons de nombreuses lignées de poissons d’invertébrés, de coraux etc…..souvent menacées d’extinction parfois disparues dans la nature, ignorées des organismes officiels de conservation et dont le dernier refuge se trouve dans nos aquariums.
Cela aussi mérite une reconnaissance des pouvoirs publics et une place dans des débats où nous avons été trop souvent les grands oubliés !
Lors de nos entrevues FedeAqua a notamment demandé :
* La révision impérative et préalable de l’arrêté de 2006 avant toute liste positive ;
* La prise en compte de l’élevage conservatoire : la France s’est engagée, dès 1992, lors du sommet de la terre de Rio, via la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), à soutenir la conservation ex situ ;
* Une consultation publique telle que prévuee par la Charte de l’environnement pour qu’enfin les débats ne soient plus univoques et pour que nous puissions enfin participer à des discussions qui nous concernent.
Nous avons été oubliés en 2021 au moment de l’élaboration de la loi Dombreval. Nous ne voulons plus l’être aujourd’hui.
L’aquariophilie représente 2,2 millions de foyers.
FédéAqua est là pour la représenter et la défendre !


