Le projet de création d’une liste positive des espèces non domestiques pouvant être détenues comme animaux de compagnie constitue un enjeu majeur pour l’élevage amateur, aquariophile bien sûr mais plus largement pour tous ceux qui contribuent à la connaissance, à l’élevage et à la conservation des espèces.
Face à ce projet, FédéAqua et ProNaturA France ont engagé de nombreuses démarches auprès des pouvoirs publics afin que l’expertise des associations, des éleveurs et des spécialistes soit pleinement prise en compte dans l’élaboration du futur dispositif.
Alerter le Gouvernement
En août 2026, FédéAqua et ProNaturA France ont directement interpellé le Premier ministre afin d’alerter le Gouvernement sur les conséquences que pourrait entraîner la mise en place d’une liste positive.
Les deux fédérations ont notamment demandé qu’une étude d’impact approfondie, une consultation publique transparente et une véritable concertation avec l’ensemble des acteurs concernés soient mises en œuvre.
Elles ont également insisté sur la nécessité d’associer pleinement les éleveurs amateurs et leurs associations aux travaux préparatoires.
Mobiliser les parlementaires
FédéAqua et ProNaturA France ont ensuite appelé leurs associations et leurs adhérents à sensibiliser leurs députés et sénateurs.
Des courriers ainsi qu’une note de synthèse ont été mis à leur disposition afin de permettre à chacun de présenter à son parlementaire les enjeux et les conséquences possibles du projet.
Cette mobilisation vise notamment à rappeler que toute évolution réglementaire doit tenir compte de la réalité des pratiques d’élevage, des connaissances acquises par les associations spécialisées et du rôle que peuvent jouer les éleveurs amateurs dans la conservation de certaines espèces.
Des échanges avec les ministères
La mobilisation s’est également poursuivie directement auprès des pouvoirs publics.
Le 18 septembre, une délégation de FédéAqua et de ProNaturA France a été reçue par le cabinet du ministre de la Transition écologique.
Le 24 septembre, une nouvelle rencontre a eu lieu avec le ministère de l’Agriculture.
Ces échanges ont permis d’aborder plusieurs questions essentielles, parmi lesquelles :
- la place des éleveurs amateurs dans le futur dispositif ;
- la prise en compte de la conservation des espèces ;
- les conséquences sur l’accès au certificat de capacité ;
- la définition de l’« élevage d’agrément » ;
- les critères susceptibles d’être retenus pour déterminer les espèces concernées.
Les deux fédérations ont notamment rappelé que l’élevage amateur contribue à la conservation de certaines espèces, en particulier lorsque leurs populations naturelles sont menacées par la disparition ou la dégradation de leurs habitats.
Elles ont également demandé que le rôle des associations soit reconnu, notamment en matière de transmission des connaissances, de sensibilisation, d’élevage et de participation à des actions de conservation.
Être associées à l’élaboration de la future réglementation
FédéAqua et ProNaturA France ont demandé à être directement associées aux travaux d’élaboration du futur décret et de la liste positive, notamment dans les échanges avec les services compétents et les organismes scientifiques concernés.
Les deux fédérations restent par ailleurs particulièrement attentives à la situation des éleveurs amateurs, dont la place et le statut doivent être clairement définis dans le futur dispositif.
Une mobilisation qui continue
Le dossier est loin d’être terminé.
FédéAqua et ProNaturA France poursuivent leurs démarches afin que les futures dispositions reposent sur des critères clairs, juridiquement sécurisés et fondés sur les connaissances scientifiques, tout en prenant en compte la réalité du terrain.
Notre objectif est simple : faire entendre la voix des éleveurs et de leurs associations et obtenir leur participation effective aux travaux qui détermineront l’avenir de la détention et de l’élevage des espèces non domestiques.
La mobilisation des associations, des éleveurs et des aquariophiles reste donc essentielle.
FédéAqua et ProNaturA France continueront à agir et à défendre la prise en compte de l’expertise de terrain dans ce dossier.



